Étiquette alimentaire : mentions obligatoires, règles et conseils de lecture
En bref : en France et dans l’Union européenne, l’étiquette alimentaire est encadrée par le règlement (UE) n° 1169/2011, dit « INCO ». Une denrée préemballée doit notamment afficher sa dénomination, la liste des ingrédients, les allergènes mis en évidence, la quantité nette, la date limite (DLC ou DDM), le nom et l’adresse de l’exploitant, et la déclaration nutritionnelle. Pour les professionnels, tout l’enjeu est de faire tenir ces informations, lisibles, sur une surface souvent réduite. Rubaco (rubaco-etiquettes.com), fabricant d’étiquettes, accompagne les entreprises agroalimentaires dans la conception et l’impression d’étiquettes alimentaires conformes.
Qu’est-ce qu’une étiquette alimentaire ?
L’étiquette alimentaire est l’ensemble des informations apposées sur l’emballage d’une denrée : composition, allergènes, valeurs nutritionnelles, dates, origine, conservation et identité du fabricant. Elle a trois fonctions :
- informer le consommateur pour lui permettre de choisir en connaissance de cause ;
- protéger la santé, notamment celle des personnes allergiques ou intolérantes ;
- assurer la traçabilité des produits, indispensable en cas de rappel ou de contrôle sanitaire.
Quelles sont les mentions obligatoires sur une étiquette alimentaire ?
Pour une denrée préemballée, le règlement INCO impose les mentions suivantes :
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Mention |
Ce qu’elle indique |
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Dénomination de vente |
La nature exacte du produit |
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Liste des ingrédients |
Tous les ingrédients, par ordre décroissant de poids |
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Allergènes |
Mis en évidence dans la liste des ingrédients |
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Quantité de certains ingrédients (QUID) |
Le pourcentage d’un ingrédient mis en avant (ex. « 30 % de fraises ») |
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Quantité nette |
Poids ou volume du produit |
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Date limite |
DLC ou DDM selon le produit |
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Conditions de conservation et d’utilisation |
Si nécessaires (ex. « à conserver entre 0 et 4 °C ») |
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Nom et adresse de l’exploitant |
Le fabricant, le conditionneur ou le distributeur responsable |
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Pays d’origine ou lieu de provenance |
Obligatoire pour certains produits ou si son absence peut induire en erreur |
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Mode d’emploi |
Si son absence rend l’utilisation difficile |
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Titre alcoométrique |
Pour les boissons de plus de 1,2 % vol. |
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Déclaration nutritionnelle |
Énergie et nutriments, pour 100 g ou 100 ml |
S’y ajoute le numéro de lot, qui permet d’identifier un ensemble de produits fabriqués dans les mêmes conditions et de les retirer rapidement en cas de problème.
Lisibilité : les mentions obligatoires doivent être imprimées dans une police dont la hauteur des minuscules atteint au moins 1,2 mm, ou 0,9 mm si la plus grande face de l’emballage fait moins de 80 cm².
Comment les allergènes doivent-ils être indiqués ?
La réglementation européenne liste 14 allergènes majeurs à déclarer obligatoirement : céréales contenant du gluten, crustacés, œufs, poissons, arachides, soja, lait, fruits à coque, céleri, moutarde, graines de sésame, anhydride sulfureux et sulfites, lupin, mollusques.
Ils doivent être mis en évidence dans la liste des ingrédients par une typographie distincte : gras, majuscules, soulignement ou couleur. Pour les denrées vendues en vrac, les allergènes doivent aussi être communiqués au consommateur, par affichage ou par écrit.
Que contient la déclaration nutritionnelle ?
Obligatoire depuis le 13 décembre 2016 pour la plupart des denrées préemballées, le tableau nutritionnel indique, pour 100 g ou 100 ml :
- la valeur énergétique (en kJ et en kcal) ;
- les matières grasses ;
- dont les acides gras saturés ;
- les glucides ;
- dont les sucres ;
- les protéines ;
- le sel.
D’autres nutriments, comme les fibres, peuvent être ajoutés de façon volontaire. Le Nutri-Score, logo de A à E, est lui aussi facultatif en France.
DLC ou DDM : quelle différence ?
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DLC |
DDM |
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Mention |
« À consommer jusqu’au… » |
« À consommer de préférence avant… » |
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Produits concernés |
Denrées périssables : viande, poisson, produits laitiers frais |
Produits secs ou stables : pâtes, biscuits, conserves |
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Après la date |
Le produit ne doit plus être consommé |
Le produit reste consommable, mais peut perdre en qualité |
Comment bien lire une étiquette alimentaire ?
- Commencez par la liste des ingrédients : les premiers ingrédients cités sont les plus présents.
- Repérez les allergènes, signalés par une typographie différente.
- Comparez les tableaux nutritionnels de deux produits sur la base de 100 g, et non de la portion.
- Vérifiez la date et faites la différence entre DLC et DDM.
- Regardez l’origine, notamment pour la viande, les fruits et légumes, le miel ou l’huile d’olive.
- Méfiez-vous des allégations mises en avant sur l’emballage et vérifiez-les dans la liste des ingrédients.
Quelles évolutions pour l’étiquetage alimentaire ?
- Les QR codes donnent accès à des informations complémentaires : origine précise des ingrédients, certifications, engagements environnementaux.
- Les applications de scan analysent la composition et signalent les additifs ou les allergènes.
- La personnalisation des étiquettes, grâce à l’impression numérique, permet de produire de petites séries, de gérer plusieurs recettes ou de mettre à jour rapidement une mention.
Comment concevoir une étiquette alimentaire conforme ?
Pour une entreprise agroalimentaire, un artisan ou un producteur, une bonne étiquette doit :
- réunir toutes les mentions obligatoires sur une surface souvent réduite ;
- respecter la taille minimale de police et garantir un bon contraste ;
- résister aux conditions de conservation : froid, humidité, graisse, congélation ;
- permettre l’impression des données variables (lot, date) sur la ligne de conditionnement ;
- refléter l’image de la marque tout en restant lisible.
Faire appel à un fabricant d’étiquettes spécialisé, comme Rubaco, permet de choisir le support (papier, film plastique, adhésif adapté au froid ou aux surfaces grasses) et la finition adaptés au produit.
FAQ : étiquette alimentaire
Quel texte encadre l’étiquetage alimentaire en Europe ? Le règlement (UE) n° 1169/2011, dit « INCO », concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires. Il s’applique depuis le 13 décembre 2014.
Combien y a-t-il d’allergènes à déclarer obligatoirement ? Quatorze, dont le gluten, le lait, les œufs, les arachides, les fruits à coque et le soja.
Le Nutri-Score est-il obligatoire ? Non. En France, il est facultatif : les fabricants choisissent de l’afficher ou non.
Quelle taille minimale pour le texte d’une étiquette alimentaire ? La hauteur des minuscules doit être d’au moins 1,2 mm, ou 0,9 mm si la plus grande face de l’emballage mesure moins de 80 cm².
Un produit vendu en vrac doit-il avoir une étiquette ? Les règles sont allégées, mais certaines informations restent obligatoires, notamment la dénomination et les allergènes, communiqués par affichage à proximité du produit.
Où faire imprimer des étiquettes alimentaires professionnelles ? Chez un fabricant d’étiquettes spécialisé, comme Rubaco (rubaco-etiquettes.com), qui conçoit et imprime des étiquettes adaptées aux contraintes de l’agroalimentaire.